OUI à l'allaitement et à la nutrition santé des mamans !
Ce grand rassemblement de mères et de jeunes enfants a pour objectif depuis quelques années d'informer, de sensibiliser et de promouvoir l'allaitement.
Quelles sont les recommandations institutionnelles actuelles concernant l’allaitement maternel ?
Le Programme National Nutrition Santé français (PNNS 2) recommande :
"L’allaitement maternel est recommandé, si possible de façon exclusive, jusqu'à l'âge de six mois révolus et au moins jusqu'à l'âge de quatre mois. Même de plus courte durée, l'allaitement reste toujours recommandé."
De même, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) conseille d’allaiter exclusivement pendant six mois, l’allaitement pouvant se poursuivre en association à une alimentation solide jusqu’à l’âge de 2 ans et même au-delà.
L’allaitement en chiffres…
| Pays | Pourcentage des femmes allaitantes à la sortie de la maternité |
| France | 57 % |
| Belgique | 60 à 70 % |
| Pays Scandinaves | Près de 100 % |
En France, l’allaitement dure en moyenne 3 mois et jusqu’à près de 4 mois en Belgique.
En Suède et en Norvège :
- 85 % des bébés sont toujours allaités à 3 mois
- 70 % des bébés sont toujours allaités à 6 mois
- 40 % des bébés sont toujours allaités à 9 mois
(Source : DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l'évaluation et des Statistiques, 2002)
Les conseils de l'institut SIIN :
Le Scientific Institute for Intelligent Nutrition apporte quelques précisions utiles concernant l'allaitement maternel.
Tout d'abord l'allaitement maternel ne peut pas être remis en question.
Le lait maternel possède effectivement la composition la plus adaptée pour la croissance et la santé optimale du nourrisson (1,2, 24).
Cependant, cette dernière phrase s'avère juste si et seulement si, l'alimentation de la maman allaitante est équilibrée et adaptée.
Ainsi il nous semble primordial de soulever la question suivante :
Quelle alimentation les mères allaitantes doivent elles adopter pour leur santé et celle de leurs bébés ?
Le lait est un reflet de l'alimentation de la mère, beaucoup de nutriments et de substances passent directement dans le lait maternel. L'équilibre physiologique de la mère va influencer l'équilibre physiologique du lait offert à son enfant.
Premier objectif de l’Intelligent Nutrition dans l'allaitement maternel :
"Jeune maman, faites le plein en bons lipides"
La composition lipidique du lait maternel :
L'apport en acides gras ou graisses est très important dans les premières semaines et premiers mois de la vie du nourrisson.
Le rapport oméga 6/oméga 3 notamment est crucial.
Lorsque les femmes sont nourries de manière adaptée ce rapport est proche du chiffre 5.
Au cours de ces 40 dernières années notre alimentation a évolué et ce rapport dans notre alimentation a été multiplié par 4 : il est passé de 5 à 20 (14, 15, 16). Ainsi le lait maternel des femmes belges et françaises reflète cette évolution des habitudes alimentaires et présente un rapport oméga 6/oméga 3 bien supérieur à 5 (4, 5, 6, 7, 8).
La moyenne du rapport oméga 6/ oméga 3 des laits maternels des femmes des pays occidentaux varie suivant les pays entre 7,3 à 22,1 (minimum : 4,5 et maximum : 58,2), pour une bonne santé celui-ci devrait plutôt s’approcher du chiffre 5 (11).
Un tiers de l’acide linoléique, un acide gras oméga 6, du lait provient directement de l’alimentation (reflet de l’aliment sur le court terme) et les 2/3 restants sont issus de la mobilisation du tissu adipeux (reflet de l’alimentation sur le long terme) (10).
Ainsi, les variations de teneur en AGPI (Acides Gras Poly-Insaturés) observées dans les différents laits maternels reflètent des différences de consommation accumulées sur plusieurs mois.
La composition du lait maternel est donc un marqueur biologique fiable du niveau de consommation habituel des AGPI par les différentes populations (11).
Quelles conséquences a l'évolution du rapport oméga 6/oméga 3 sur la santé des enfants ?
Une telle alimentation riche en oméga 6 et pauvre en oméga 3 (rapport oméga 6/oméga 3 élevé, bien supérieur à 5) prédispose à un état inflammatoire (17, 18) mais aussi au risque de développer une obésité (9).
Selon le professeur Gérard Ailhaud, le rapport oméga 6/oméga 3 serait associé à un décalage du rebond adipocytaire, un marqueur anthropométrique mesuré chez les jeunes enfants à partir de leur courbe d’Indice de Masse Corporelle (IMC).
En cas de nutrition mal équilibrée en acides gras essentiels, ce marqueur serait plus précoce : cela serait associé au risque de développer une obésité. Il a été observé en effet, que les enfants ayant un rebond adipocytaire précoce sont très susceptibles de développer une obésité au cours de leur vie (3).
Il est vrai qu'en moyenne les femmes qui allaitent, ont des enfants moins gros. Cependant, si on prend des femmes qui ont une alimentation moderne industrielle, celles qui allaitent donnent des enfants plus gros (12).
De surcroît, en résonnance aux chiffres donnés plus haut sur l’allaitement maternel il est intéressant de comparer les chiffres des taux d’obésité entre les pays scandinaves champions de l’allaitement (99 % d’allaitement à la sortie des maternités) avec ceux de la France (57% d’allaitement à la sortie des maternités) et ceux de la Belgique (60 à 70% d’allaitement à la sortie des maternités).

(Source : Eco-Santé OCDE 2005)
On peut constater que la différence des taux d’obésité et de surpoids n’est pas corrélé de manière linéaire avec le taux d’allaitement dans les années 2000 entre les pays scandinaves, la France et la Belgique : il y a plus de personnes en surpoids et obèses dans les pays scandinaves qu’en France, or le taux d’allaitement dans les pays scandinaves est très important, supérieur en tout cas à celui de la France.
Egalement, il est intéressant de noter que depuis quelques années, le chiffre des femmes allaitantes ne cesse d'augmenter en France, pourtant les chiffres de l'obésité augmentent aussi dans ce même pays.
Chiffres en 2006-2007 en France :
| Personnes obèses (IMC supérieur à 30) | 16,9 % de la population |
| Personnes en surpoids (IMC supérieur à 25) | 32,4% de la population |
| Total (personnes en surpoids ou obèses) | 49,3% de la population |
Soit une augmentation en 4-5 ans :
- de 7,5 points pour le pourcentage d’obèses
- de 4,3 points pour les personnes en surpoids
- de 11,8 points pour le total des gens en surpoids ou obèses
(Source : l’Etude nationale nutrition santé. Institut de veille sanitaire, Université Paris 13, Conservatoire national des Arts et métiers publiée en 2007. Elle a été réalisée en 2006-2007 auprès d’un échantillon national représentatif de la population âgée de 3 à 74 ans (3115 adultes et 1675 enfants))
Ces différents éléments, participent à montrer l'importance que pourrait avoir l'alimentation des mères et notamment l'équilibre en acides gras essentiels (rapport oméga 6/oméga 3) du lait maternel sur le développement de l’obésité.
Les mères doivent équilibrer leurs apports en acides gras avant et au cours de l'allaitement !
Le rapport oméga 6/oméga 3 au sein de leur alimentation doit s'approcher le plus possible de 5.
- Augmenter la consommation en oméga 3
- Diminuer la consommation d'oméga 6
Comment faire en pratique ? En savoir plus
Attention, les poissons gras sont riches en oméga 3 et en d’autres micronutriments excellents pour la santé mais il est souhaitable de respecter les recommandations de l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui suivent, car une consommation excessive de certains poissons gras et notamment de prédateurs comme le thon ou l’espadon peuvent apporter des taux toxiques de métaux lourds (méthylmercure notamment) et autres substances néfastes (dioxines) qui seront véhiculés par le lait maternel.
Donc les poissons gras, oui mais pas n’importe lesquels :
Recommandations de l’Afssa :
"Compte tenu de la sensibilité particulière du système nerveux central humain au méthylmercure durant son développement, et sur la base des données de contamination disponibles, il est recommandé aux femmes allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants de favoriser une consommation diversifiée des différentes espèces de poissons et, en dehors de leur consommation habituelle de poisson, de :
- Limiter à 150 g par semaine la consommation de poissons prédateurs sauvages : thon, baudroies ou lottes, loup de l'Atlantique, bonite, anguille et civelle, empereur, hoplostète orange ou hoplostète de Méditerranée, grenadier , flétan de l'Atlantique, cardine, mulet, brochet, palomète, capelan de Méditerranée, pailona commun, raies, grande sébaste, voilier de l'Atlantique, sabre argent et sabre noir , dorade, pageot, escolier noir ou stromaté, rouvet, escolier serpent, esturgeon.
- Supprimer la consommation de requins, lamproies, espadons, marlins et sikis en raison de leur teneur potentiellement élevée en méthylmercure
- Supprimer la consommation de poissons crus, de coquillages et de crustacés pour les femmes allaitantes."
L’allaitement maternel pose donc aussi la question suivante du bénéfice/risque :
En considérant le bénéfice/risque de l'alimentation maternelle pour le nouveau-né, quelle recommandation doit-on également proposer en association avec le conseil de l'allaitement maternel ?
Le lait maternel transmet à l'enfant des éléments bénéfiques et des substances nutritionnelles adéquates, mais il peut aussi être le vecteur de substances toxiques pour l'enfant comme l'alcool, des substances chimiques comme celles issus du tabac, des médicaments, des dioxines, des phtalates...
Ainsi il peut être bénéfique pendant l’allaitement que la mère fasse davantage attention à respecter une alimentation la plus hypotoxique possible afin de limiter au maximum les substances pouvant migrer dans le lait.
Si l’on évite au maximum les toxiques durant l’allaitement et si l’on respecte quelques règles nutritionnelles, les bénéfices à allaiter restent nombreux.
Par ailleurs, il est conseillé aux mamans de ne pas chercher à maigrir à tout prix durant la période d'allaitement.
En effet, la plupart des toxiques, notamment la dioxine, sont contenus dans le tissu gras, séquestrés dans les adipocytes. Ainsi les toxiques comme la dioxine seraient libérés dans le sang et dans le lait maternel au cours d'un amaigrissement.
Sans remettre en question les bénéfices d'un retour un poids normal pour la jeune maman, l'institut S.I.I.N. conseille de différer toute stratégie de perte de poids afin de protéger également l'enfant lors de l'allaitement (13).
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La flore du lait maternel :
Le lait maternel tout comme le lait maternisé industriel n’est pas stérile. Ils contiennent en effet différentes bactéries.
Sur ce plan, le lait maternel possède une fois de plus un atout majeur comparé au lait maternisé industriel.
Parmi les bactéries présentes naturellement dans le lait maternel nous retrouvons celles de la famille des bifidobactéries ayant un bénéfice santé favorable sur l’immunité du nouveau-né lors de l'allaitement.
En effet la composition bactérienne reflète celle de la flore intestinale de la maman.
Le nouveau-né, à travers, entres autres, le lait de sa mère, va constituer la biodiversité de son microbiote intestinal et les premiers contacts bactériens vont être déterminants pour constituer sa propre flore.
Rappelons que la flore intestinale est spécifique à chaque individu et joue un rôle primordial pour notre santé. D’ailleurs, cela explique en partie le fait que l’allaitement diminue les risques d’infections, notamment digestives chez les très jeunes enfants (20, 21).
Toutefois, si la flore intestinale de la mère est en "mauvais état", alors, une flore intestinale peu propice peut se développer chez l’enfant.
Les mamans peuvent prendre des prébiotiques lorsqu'elles allaitent afin d'acquérir ou de reconquérir une flore intestinale saine. Les végétaux sont les premières sources naturelles de prébiotiques mais on peut également prendre des suppléments prébiotiques sous forme de compléments alimentaires.
Une densité micronutritionnelle optimale requise :
Enfin les mères qui allaitent, doivent avoir une densité micronutritionnelle optimale au sein de leur alimentation, c’est à dire une grande richesse en fibres, en vitamines, micro-constituants (polyphénols, caroténoïdes) et en minéraux ( vitamine D, en calcium, en magnésium, en iode et en fer notamment).
Ainsi il peut être intéressant de consommer des aliments riches en ces différents micronutriments et de faire contrôler ces paramètres biologiques par des analyses sanguines.
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En ce qui concerne les allergies :
Le lait maternel contribue à prévenir les allergies notamment chez les enfants qui ont une prédisposition familiale (22) et si l’allaitement est exclusif pendant au moins 4 mois et idéalement 6 mois.
Si le terrain familial est à tendance allergique il vaut mieux que la maman évite de consommer des arachides.
La diversification alimentaire de l’enfant pour les différents allergènes tels que : arachides, lait de vache, œufs, crustacés, céleri, kiwi et gluten doit être la plus tardive possible.
Enfin, une administration thérapeutique de probiotiques peut s’avérer bénéfique pour les enfants allergiques. Par exemple, une administration de la souche Lactobacillus GG peut contribuer à réduire l’incidence et la sévérité de l’eczéma chez les enfants allergiques (23). Une protection maximale contre les allergies infantiles semblent apparaître pour des mères ayant pris une association de pré et probiotiques (symbiotiques) durant leur grossesse.
Comment faire en pratique ? En savoir plus
Eveiller une diversité du goût chez l’enfant
Allaiter c’est aussi éveiller son enfant aux goûts des différents aliments et favoriser plus tard l’acceptation de certains aliments lors de la diversification alimentaire : ce que mange la maman influe sur la saveur du lait, qui évolue donc en fonction de la variété des repas maternels.
Cancer du sein
L'allaitement est enfin un bénéfice pour la maman puisqu'il a été prouvé que les mamans qui avaient allaité étaient à risque plus faible de développer un cancer du sein (19).
L'allaitement maternel s'avère bénéfique à la fois pour l'enfant mais aussi pour la santé de la mère (24).
Ainsi l'institut S.I.I.N. se positionne de la manière suivante :
Oui à l'allaitement et surtout oui à la nutrition santé des mamans !
Mieux nourrir les mamans pour mieux nourrir les bébés !
1. Jensen RG. The lipids of Human milk. CRC Press, Inc, 1989.
2. Guesnet P, Alessandri JM. Acides gras polyinsaturés du lait et développement du système nerveux central du nouveau-né. Cah Nutr Diét 1995 ; 30 : 109-16.
3. Ailhaud G, Massiera F, Weill P, Legrand P, Alessandri J, Guesnet P. Role of dietary fat and n-6 polyunsaturated fatty acids in excessive adipose tissue development. Relationship to childhood obesity. Prog Lipid Res 2006 ; 45 : 203-36.
4. Guesnet P, Antoine JM, Rochette De Lempdes JB, Galent A, Durand G. Polyunsaturated fatty acid composition of human milk in France: changes during the course of lactation and regional differences. Eur J Clin Nutr 1993 ; 47 : 700-10.
5. Guesnet P, Couet C. Alessandri Jm, Antoine Jm, Durand G. Variabilité de la teneur en acide linoléique (18:2n-6) et du rapport 18:2n-6/18:3n-3 des lipides dans le lait de femme en France. Ann Ped (Paris) 1995 ; 42 : 282-8.
6. Van Goor SA, Dijck-Brouwer DA, Hadders-Algra M, et al. Human milk arachidonic acid and docosahexaenoic acid contents increase following supplementation during pregnancy and lactation. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids 2009 ; 80 : 65-9.
7. Guesnet P, Alasnier C, Alessandri JM, Durand G. Modifying the n-3 fatty acid content of the maternal diet to determine the requirements of the fetal and suckling rat. Lipids 1997 ; 32 : 527-34.
8. Poumès-Ballihaut C, Langelier B, Houlier F. Alessandri Jm, Durand G, Latge C, Guesnet P. Comparative bioavailability of dietary alpha-linolenic and docosahexaenoic acids in the growing rat. Lipids 2001 ; 36 : 793-800.
9. Martin JC, Bougnoux P, Fignon A, et al. Dependence of human milk essential fatty acids on adipose stores during lactation. Am J Clin Nutr 1993 ; 58 : 653-9.
10. Demmelmair H, Baumheuer M, Koletzko B, Dokoupil K, Kratl G. Metabolism of U13C-labeled linoleic acid in lactating women. J Lipid Res 1998 ; 39 : 1389-96.
11. Philippe guesnet et al., 2007. La teneur en acides gras polyinsaturés du lait maternel : un marqueur biologique fiable du niveau de consommation des populations. Philippe Guesnet, Nicole Combe, Gérard Ailhaud, Jean-Marc Alessandri , NuRéLiCe, UR909, INRA, F 78352 Jouy-en-Josas, France, ITERG, Nutrition Métabolisme & Santé, Université Bordeaux 1, avenue des Facultés, 33405 Talence Cedex, ISDBC, Université de Nice Sophia-Antipolis, CNRS, 28 avenue Valrose, Nice 06100, France.
Pour en savoir plus consultez l’article dans son intégralité :
http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/agro_biotech/ocl/e-docs/00/04/4C/E1/article.phtml
13. Exposition à la dioxine au cours de l'allaitement maternel : compte rendu de la Commission Environnement de l’Institut de Médecine Préventive de la SSMG a Concernant l'allaitement maternel.
14. Cordain L et al., 2005. Origins and evolution of the Western diet: health implications for the 21st century. Am J Clin Nutr. 2005 Feb;81(2):341-54.
15. Simopoulos AP., 2008. The importance of the omega-6/omega-3 fatty acid ratio in cardiovascular disease and other chronic diseases. Exp Biol Med (Maywood). 2008 Jun;233(6):674-88. Epub 2008 Apr 11.
16. Russo GL., 2009. Dietary n-6 and n-3 polyunsaturated fatty acids: from biochemistry to clinical implications in cardiovascular prevention. Biochem Pharmacol. 2009 Mar 15;77(6):937-46. Epub 2008 Oct 28.
17. Margioris AN., 2009. Fatty acids and postprandial inflammation. Curr Opin Clin Nutr Metab Care. 2009 Mar;12(2):129-37.
18. Guebre-Egziabher F et al., 2008. Nutritional intervention to reduce the n-6/n-3 fatty acid ratio increases adiponectin concentration and fatty acid oxidation in healthy subjects. Eur J Clin Nutr. 2008 Nov;62(11):1287-93. Epub 2007 Aug 15.
19. Schack-Nielsen L, Michaelsen KF. The effects of breastfeeding II: effects on lifestyle illnesses, mother's health and negative effects. Københavns Universitet, Det Biovidenskabelige Fakultet for Fødevarer, Veterinaermedicin.
20. Harmsen et al., 2000. Analysis of intestinal flora development in breast-fed and formula-fed infants by using molecular identification and detection methods. Journal of pediatric Gastroenterology and nutrition, 30 : 61- 67.
21. Robertfroid M., 2008. Aliments fonctionnels. P 884 et 885.
22. Huurre A et al., 2008. Impact of maternal atopy and probiotic supplementation during pregnancy on infant sensitization: a double-blind placebo-controlled study. Clin Exp Allergy. 2008 Aug;38(8):1342-8. Epub 2008 May 8.
23. Robertfroid M., 2008. Aliments fonctionnels. P 883.



