Prévention de la maladie d'Alzheimer par la nutrition ?

 

Des questions légitimes, des réponses claires du S.I.I.N.

« Mais où ai-je bien pu mettre mes clés ?

Je suis sûr de connaître cette personne, son nom, je l'ai sur le bout des lèvres...

Tiens pourtant, j'étais certain d'avoir mis cela dans ce tiroir... »

Autant de situations banales et fréquentes que nous rencontrons tous, hommes ou femmes au-delà de 50 ans. Ces petits troubles de la mémoire nous interpellent et peuvent légitimement nous faire penser aux prémices d'un vieillissement prématuré du cerveau, voire même nous faire craindre les premiers signes d'une maladie neurodégénérative, une démence au premier rang desquels la maladie d'Alzheimer.

Les progrès de la médecine nous ont permis un gain en termes de durée de vie mais le véritable enjeu de demain sera davantage la qualité de vie et principalement le maintien d'un capital santé optimal de notre cerveau.

En effet, les démences et particulièrement la maladie d'Alzheimer peuvent inquiéter à juste titre compte tenu de son incidence dans la population au-delà de 70 ans.

  • La maladie d'Alzheimer est-elle inéluctable ?

Nous connaissons aujourd'hui deux déterminants majeurs de la maladie d'Alzheimer :

le premier est d'origine génétique,

le second est environnemental.

Au cours de ces dernières années nous avons découvert plusieurs gènes qui favorisent l'apparition précoce de cette affection. C'est le cas de la présence d'un gène codant pour une protéine nommée ApoE4 qui, si elle est présente, expose l’individu à un risque plus élevé de développer cette affection.

La proportion des cas de maladie d’Alzheimer liés à cette origine génétique est estimé seulement à 14%.

L'autre déterminant « environnemental » concerne plus de 75 % des personnes atteintes de cette maladie.  Ici, la nutrition occupe une place majeure.

Ainsi, une alimentation déséquilibrée pourrait nettement favoriser l'apparition de la maladie d'Alzheimer alors que quelques conseils de nutrition santé optimale permettent d'en diminuer le risque de façon très significative.

Apparaît ici une bonne nouvelle pour plus de 75% des sujets : il est possible d’agir sur cette maladie en modulant notre environnement et notamment en adoptant une alimentation protectrice.

Des certitudes confirmées :

De nombreuses études ont mis en évidence que certains comportements alimentaires permettent de réduire le déclin du cerveau et protègent de l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

Globalement, le  modèle nutritionnel de type "méditerranéen" protégerait très nettement de la maladie d'Alzheimer. Parmi les caractéristiques de cette alimentation, quatre éléments se détachent nettement et peuvent être aujourd'hui considérés comme protecteurs

  • la consommation abondante de fruits et de légumes colorés
  • la consommation de céréales complètes, légumes secs et de graines comme les noix
  • la consommation de poissons gras
  • la consommation modérée de laitages écrémés

Des voies de recherche prometteuses :

de nombreuses équipes de recherches internationales affirment aujourd'hui que certains micronutriments ou certains aliments pourraient prévenir le déclin cognitif et la maladie d'Alzheimer :

les pistes les plus prometteuses sont :

  • l'apport optimum en vitamine D : le soleil  mais aussi la consommation de poissons
  • l'apport important en polyphénols (des molécules colorées et dans nos aliments naturels) : le thé vert, le vin rouge, le curcuma…

Par quoi commencer ?

Dans une étude française à Nantes, les personnes qui consommaient au minimum une fois par semaine une portion de poissons gras ont vu le risque d'évoluer vers la maladie d'Alzheimer réduit de 40 % !

En pratique :

L'institut S.I.I.N. recommande d'optimiser les apports en acides gras oméga trois, de consommer davantage de poissons et moins de viande rouge, beaucoup de fruits et de légumes colorés chaque jour et d'opter pour des céréales complètes en saupoudrant généreusement d'épices, d'aromates et de couleurs dans l'assiette pour le plaisir et pour la santé.

 

Les premières études menées suivant les compléments alimentaires riches en acides gras oméga trois DHA (en acides gras très présents dans le cerveau) se sont révélées inefficaces dans le traitement de la maladie d'Alzheimer. Par contre pris dès l'âge de 50 ans, en prévention et en complément d'une alimentation équilibrée, il semblerait que l'apport optimal en oméga trois ralentit le déclin cognitif.

En pratique :

l'institut S.I.I.N. recommande d'adopter tout d'abord l’I.N-Attitude. Retrouvons dans notre assiette une alimentation santé, plaisir et durable et orientons-nous  prioritairement vers les bonnes filières sources d'acides gras oméga trois naturels.